La ferme « Yere Ta », gérée par le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), a accueilli ce week-end une visite de haut niveau. Le ministre d’État en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, s’y est rendu afin de mesurer l’avancement des travaux liés à la campagne agropastorale 2026-2027.
Sur place, l’accent a été mis sur la capacité du site à servir de modèle pour le monde rural. L’exploitation ne se limite pas à produire des denrées : elle cherche également à tester, démontrer et diffuser des méthodes agricoles susceptibles d’être adoptées par les producteurs du pays.
L’un des aspects les plus stratégiques de la ferme concerne la production de semences. Une partie des terres est réservée au niébé et au maïs, deux cultures importantes pour l’alimentation et l’économie rurale. L’objectif est de mettre à disposition des agriculteurs des semences fiables, capables d’améliorer les rendements et de réduire les difficultés liées à l’accès aux intrants.
La ferme développe aussi une importante activité vivrière, destinée à soutenir l’offre alimentaire nationale. Cette production permet de renforcer la disponibilité de produits de base sur le marché, tout en illustrant l’intérêt de diversifier les cultures plutôt que de dépendre d’un seul type de production.
Enfin, le site consacre une superficie notable à l’arboriculture, notamment à l’anacarde et à la mangue. Cette orientation ouvre des perspectives au-delà de la vente des fruits frais : transformation locale, création de valeur ajoutée et débouchés commerciaux pour les acteurs des filières concernées.

