L’Université Nazi-Boni a vécu ce vendredi une journée qui restera dans les mémoires de ses étudiants et de ses enseignants. Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso a inauguré en personne le tout premier complexe d’amphithéâtres construit dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous, dite IPEQ, donnant le coup d’envoi concret d’un programme qui ambitionne de transformer durablement les conditions d’apprentissage dans l’enseignement supérieur burkinabè.
Ce que les étudiants de Bobo-Dioulasso découvrent aujourd’hui est à des années-lumière des salles surchargées et des couloirs bondés qui caractérisaient jusqu’ici leur quotidien universitaire. Un amphithéâtre principal de 1 200 places, quatre mini amphithéâtres de 210 places chacun, six laboratoires ultramodernes capables d’accueillir plus de cent étudiants simultanément lors des travaux pratiques : des capacités qui changent radicalement le rapport entre l’enseignant et ses étudiants, entre la théorie et l’expérimentation. À l’étage, un bloc pédagogique réunit des bureaux, des salles de réunion et une salle de vidéosurveillance, dotant l’infrastructure d’une dimension administrative et sécuritaire à la hauteur de sa modernité.
Mais ce qui donne à cette inauguration sa véritable portée, c’est ce qu’elle annonce pour l’ensemble du pays. Ce complexe de Bobo-Dioulasso n’est pas une réalisation isolée : il fait partie d’une première série de douze infrastructures déjà en construction à travers le Burkina Faso. Et derrière ces douze chantiers se profile l’objectif final de l’IPEQ : quarante complexes infrastructurels au profit du système éducatif national, répartis sur l’ensemble du territoire pour corriger des décennies de déséquilibre entre une capitale universitaire relativement dotée et des régions laissées pour compte.
Quarante complexes, des milliers de places assises supplémentaires, des laboratoires qui permettront enfin à des générations d’étudiants burkinabè de faire de la science autrement que sur le tableau noir : voilà ce que le Président du Faso est en train de construire, brique par brique, dans un pays qui a choisi de ne pas attendre la paix pour préparer son avenir intellectuel et scientifique.

